De : TOSEL André
Collections : Philosophie, Philosophie, épistémologie
ISBN : 978-2-84174-052-8
Année : 1996
Nombre de pages : 160
Prix : 19 €

Les marxismes du XXe siécle ont bien achevé leur parabole qui a accompagné la fin du communisme de ce même siècle. Si le lien du marxisme en général à la pratique est désormais brisé, la pensée de Marx n’est pas morte ; elle est finie au sens de circonscrite, mais sa capacité explicative demeure inépuisable pour autant que demeure son objet : le mode de production capitaliste. Elle sera d’autant plus féconde en mille marxismes inédits qu’elle sera objet d’une réappropriation critique.
La fin du communisme du XXe siècle peut ouvrir sur l’avenir d’un communisme de la finitude à l’orée du XXIe siècle. Cette perspective peut alors donner des armes théoriques pour analyser et combattre le nihilisme de la production capitaliste qui menace le monde d’une barbarie inédite .
Le communisme, né avant Marx, ne s’épuise pas dans ses formes connues. L’effort pour repenser l’œuvre de Marx et celle de Engels par delà la volonté nihiliste de puissance, par delà le couple séculaire de la maîtrise et de la servitude, entend contribuer à cette détermination du communisme à venir, à la mise à nu de la figure encore énigmatique des possibilités réelles de nôtre être en commun.

André Tosel, né en 1941, est professeur de philosophie à l’Université de Nice, Besançon. Parmi ses ouvrages, Spinoza ou le crépuscule de la servitude (Aubier, 1984), que cette étude prolonge, Praxis (Editions sociales, 1984), Kant révolutionnaire (P.U.F., 1988), Marx en italiques (T.E.R., 1991), L’esprit de scission (Annales littéraires de Besançon, 1991).
Il a dirigé la publication de divers volumes collectifs aux Annales Littéraires de Besançon : Les logiques de l’agir dans la modernité (1991), Modernité de Gramsci ? (1992), La Démocratie difficile.