De : AYRES TOMAZ Eduardo
Collections : Revues, Tumultes
ISBN : 978-2-84174-520-3
Année : 2010
Nombre de pages : 224
Prix : 20 €

Numéro dirigé par Eduardo Ayres Tomaz et Raphaëlle Nollez-Goldbach

Le postmodernisme, comme tous les concepts dont l’opérativité croise les sphères intellectuelle et critique, mais aussi l’usage populaire et la pratique, n’est pas facile à saisir. Il n’y a pas, de plus, de consensus sur ce qu’il représente. Un inventaire de ses significations plurales, ainsi que de l’énorme arsenal de documents qui l’ont diffusé, suffirait à le démontrer, embrassant pratiquement toutes les disciplines, de la sociologie à la zoologie, de la théorie littéraire et l’art à la physique, de la musique à la religion, de la philosophie à l’architecture. Il semble que le terme renvoie à toute une série de discours, postures et actions qui nous conduisent à penser le monde, au-delà des perspectives qui le modèlent, comme postmoderne. Cependant, la conception du postmodernisme n’a pas été définitivement élaborée, et ne peut l’être, étant données son incertitude et son ambiguïté structurelles, comme le pensait Marshal Berman – une fois vu (et vécu), pour pervertir la formulation de Rauschenberg sur l’oeuvre d’art, le postmodernisme est in-fini. Comme l’art, tout peut n’être que fondamentalement répétition.