De : VAN EYNDE
Collections : Philosophie, Philosophie en cours
ISBN : 978-2-84174-358-6
Année : 2005
Nombre de pages : 232
Prix : 23 €

Les pièces historiques et les tragédies de Shakespeare apparaissent ici comme la ressource d’une interrogation philosophique infinie sur ce qu’est l’histoire, le sujet, la négativité du langage, son rapport à l’image – en fin de compte sur les ambiguïtés de la construction d’un monde à laquelle la philosophie elle-même est partie prenante. La philosophie du théâtre révèle un langage créateur et destructeur de mondes, traversé de doutes et exposé à tous les inconforts de l’aventure historique – un langage qui trouve dans le drame shakespearien (Hamlet, Richard II, Richard III, Roméo et Juliette, Le Roi Lear, Othello, Macbeth) le lieu d’épanouissement de toutes ses équivocités. Car au-delà du phantasme de la systématicité et de la clôture de la connaissance, la vie même s’accomplit dans le mouvement d’un langage qui invente des mondes au risque de lui-même, au risque de ses univers tragiques.

Laurent Van Eynde est professeur de philosophie aux Facultés universitaires Saint-Louis (Bruxelles), où il dirige le Séminaire Interdisciplinaire de Recherches Littéraires (SIRL). Il enseigne l’histoire de la philosophie, l’anthropologie philosophique et la philosophie de l’art et de la littérature. Parmi ses écrits, on retiendra Introduction au romantisme d’Iéna (Ousia, 1997), La libre raison du phénomène. Essai sur la « Naturphilosophie  » de Goethe (Vrin, 1999) et Goethe lecteur de Kant (PUF, 2000). Il a également co-dirigé plusieurs ouvrages collectifs parmi lesquels Faust ou les frontières du savoir (2003) et Le grotesque. Théorie, généalogie, figures (2004) aux Publications des Facultés universitaires Saint-Louis, ainsi que Phénoménologie(s) et imaginaire (2004) chez Kimé.