De : POMMIER René
Collections : Détours littéraires, Littérature
ISBN : 978-2-84174-554-8
Année : 2011
Nombre de pages : 164
Prix : 20 €

Première femme à avoir été proclamée docteur de l’Église, Thérèse d’Avila est généralement considérée comme la plus grande mystique chrétienne. Pour René Pommier, elle est complètement folle et il s’emploie à démontrer et à démonter sa folie grâce à une lecture très attentive de son œuvre. Cette lecture offre le spectacle d’un esprit complètement enfermé dans sa foi, d’un esprit totalement incapable de concevoir le moindre doute, de se poser la moindre question à l’égard des prétendues vérités qu’on lui a enseignées, d’un esprit si intimement persuadé de la réalité des fables dont on l’a abreuvé qu’elle croit souvent voir les divins et les saints personnages qu’on lui a appris à adorer et à révérer, et sans cesse entendre Dieu lui resservir les niaiseries et les sottises qui constituent la quasi totalité de son bagage intellectuel, d’un esprit convaincu que ce même Dieu est le complice de ses lubies, son principal souhait étant de la voir mener à bien la tâche qu’elle s’est fixée, et qu’il passe le plus clair de son temps à l’encourager et à l’aider, tandis que le démon s’emploie à la décourager et à la faire échouer, d’un esprit enfin pour qui plus rien n’existe vraiment que le monde d’illusions dans lequel elle vit.
Ce spectacle est certes ! effarant, voire effrayant, mais il n’en est pas moins profondément comique et René Pommier, que la lecture de Thérèse d’Avila a toujours fait pouffer de rire, a voulu nous faire partager sa joie. Son livre propose de très nombreuses citations et constitue une anthologie des pages les plus bouffonnes d’un auteur digne de rivaliser avec son illustre compatriote et contemporain Cervantès.

Agrégé des lettres, Ecole Normale Supérieur rue d’Ulm, docteur d’État, René Pommier, est un spécialiste de la littérature du XVIIe siècle, un polémiste et un fervent mécréant. Il a obtenu le prix de la critique de l’Académie française pour Assez décodé, le prix Georges Saillet de l’Académie des sciences morales et politiques pour Sigmund est fou et Freud a tout faux et le prix Alfred Verdaguer de l’Institut pour l’ensemble de son œuvre